L’impact map c’est l’outil que j’aime bien utiliser dans une phase de cadrage agile. Pourquoi ? Parce que c’est un outil qui permet de prendre un peu de hauteur. Le travers que je constate le plus dans les projets digitaux c’est un attachement (parfois démesuré) à des fonctionnalités spécifiques. En tant que PO, mon rôle c’est bien de maximiser la valeur apportée par le produit et de minimiser les développements inutiles, l’impact map c’est l’outil parfait pour cela.

Petite explication.

L’impact map sert à construire et à challenger le produit et les fonctionnalités que l’on priorise dans la roadmap. C’est quelque chose que l’on construit en début de projet et que l’on garde tout au long de la vie du produit. C’est un document qui vit et qui permet de se concentrer sur le pourquoi plutôt que sur le quoi. Lorsque l’on construit une impact map, on est dans une approche stratégique de la construction du produit. L’enjeu c’est bel et bien de se donner un cap.

Comment construire une impact map ?

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  1. L’objectif

Il faut d’abord commencer par le ou les objectifs. C’est la question la plus importante que l’on doit se poser lorsque l’on développe des produits digitaux. La question à poser pour identifier cet objectif : Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ?

  1. Les acteurs

Cette branche doit répondre à la question des acteurs qui peuvent nous aider à atteindre notre objectif ou nous en empêcher. Pour les trouver, posez-vous les questions suivantes :

  • Qui sont les clients ?
  • Qui sont les utilisateurs ?
  • Qui est impacté par l’atteinte de l’objectif ?

Bref, les acteurs sont toutes les personnes ou groupe de personnes qui seront impactés par le produit et l’atteinte des objectifs.

  1. Les impacts

C’est peut-être la branche la plus difficile à renseigner. En effet, il s’agit d’une gymnastique mentale que l’on n’a pas l’habitude de pratiquer dans des structures traditionnelles. Pour définir ces impacts, voici les questions que vous devez vous poser :

  • Quel changement de comportement doit s’opérer chez mes différents acteurs pour que j’atteigne mon objectif ?
  • Comment peuvent-ils m’aider à atteindre mon objectif ?
  • Comment peuvent-ils m’en empêcher ?

Même avec cette liste, il arrive que les participants d’un atelier d’impact mapping se retrouvent bloqués. Je vous conseille alors de leur proposer de faire un exercice rétro-futuriste. Pour ce faire, demandez-leur de se projeter et dites-leur la chose suivante :

« Notre produit est sorti, c’est un succès, nos objectifs sont atteints ! Quel impact le produit ou l’expérience ont-ils eu dans la vie de nos acteurs? « 

Exemple : Pour un objectif d’augmentation des utilisateurs actifs, les acteurs « utilisateurs existants » peuvent avoir comme impact qu’ils recommandent notre produit ou service.

  1. Le fonctionnel

La dernière étape de l’impact, c’est peut-être celle qui vous intéresse le plus généralement.  Et pourtant vous ne devriez pas commencer par là. En effet, toutes les réflexions de l’impact map vont vous permettre de développer le produit qui répond à vos objectifs. En somme, le bon produit.Sortez donc du schéma habituel où l’on développe telle fonctionnalité parce qu’elle est très appréciée en interne ou parce que telle autre a été sortie par la concurrence. Lorsque vous remplissez cette dernière branche, forcez-vous à mettre les fonctionnalités qui permettent de créer l’impact souhaité et uniquement celles-là.

 

Voilà vous savez tout (ou presque)! J’espère que vous comprenez un peu mieux l’utilité d’une impact map.  Si vous n’êtes toujours pas convaincu, le mieux c’est encore d’essayer 🙂