Qu’est-ce que le RPA (Robotic Process Automation) ?


L’automatisation de processus robotiques permet à des robots d’exécuter les tâches successives d’une activité métier.
Pour être au
tomatisées, ces activités doivent être chronophages, répétitives et à faible valeur.
D’une manière générale, les robots, en automatisant certaines activités, ne font pas disparaître l’humain, mais augmente ce qu’il réalise.
Ces tâches peuvent être placées sur le poste de travail de l’utilisateur ou encore en back-office, sur les serveurs de l’entreprise.

Il existe donc deux types de robots dans le RPA 

Les robots autonomes. Ils ne nécessitent pas l’intervention humaine. Ces robots peuvent opérer en permanence en back-end et en tâche de fond sans que l’humain n’ait à intervenir. Le robot peut par exemple extraire les données d’une base, les transférer dans un autre système tout en effectuant des contrôles de conformité.

Les robots semi-autonomes. Ils sont déclenchés par une intervention humaine. Ces robots sont placés logiquement sur le poste de travail de l’utilisateur. La reconnaissance d’informations à l’écran puis leur intégration dans des applications métiers en est un exemple.

D’une façon générale, l’humain peut reprendre la main à tout moment et piloter ainsi le robotL’autre exigence est que ces robots doivent être monitorés pour garantir une conformité optimale des procédures et la bonne exécution des processus automatisés.

Le marché actuel du RPA

le cabinet Gartner (entreprise américaine de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées) vient de rendre publique une étude sur le marché du RPA (Robotic Process Automation). Le cabinet s’attend à ce qu’il atteigne 1,3 milliard de dollars fin 2019.

Les cinq premiers vendeurs représentent 47 % du marché : UiPath, Automation Anywhere, Blue Prism, NICE et Pega Systems. Kofax vient juste derrière. Le continent nord-américain est le premier consommateur de RPA (51%) devant l’Europe (23%) et le Japon. Ce dernier pays connaît la croissance la plus forte dans l’adoption de cette technologie avec un bond de 124 % en 2018. À savoir qu’en Europe, le Royaume-Uni est en avance sur la France.

Bénéfices pour une entreprise

côté back-office ils portent : 

  • la valorisation du travail et de l’intelligence humaine,
  • la sécurité,
  • la rapidité d’exécution,
  • une disponibilité des robots 24h/24, 7j/7.

Sur le poste de travail d’un utilisateur :

  • l’amélioration de la qualité de service,
  • la réduction des coûts,
  • la réduction des erreurs manuelles,
  • et logiquement, une hausse de recettes.

Quelles tâches peuvent être automatisées ?

L’automatisation ne doit être appliquée qu’à une sélection minutieuse de tâches et d’opérations.
Les critères d’éligibilité des activités au RPA se basent en premier lieu sur une bonne connaissance des processus de l’entreprise.

Les activités répétitives et où la pénibilité est forte, sont donc les premières éligibles au RPA. Les autres critères portent sur la valeur apportée par l’activité : celles à faible valeur entrent donc dans cette approche ainsi que les tâches simples.

Exemple d’Umanis le leader français en Data

Au département RH, l’onboarding (l’opération qui consiste à accueillir techniquement un nouvel employé dans l’entreprise) est une activité également cible pour le RPA. Il s’agit là d’une tâche simple mais qui implique généralement l’intervention de plusieurs départements transverses. Sans que cela ait beaucoup de valeur, explique Umanis. Surtout, cette activité reste chronophage. Avec le RPA, elle passe de 80 minutes à 5 minutes.

Exemple du partenariat entre Aubay (entreprise de services du numériques)
et Blueprism (pionnier de la RPA)

ce partenariat stratégique permet à AUBAY de devenir un acteur majeur sur le marché de l’automatisation des Process avec la capacité d’accompagner ses clients dans la transformation de leur SI. En effet, Aubay est présent chez les plus grands acteurs des secteurs Banque, Finance, Assurance, Industrie, Energie, Transports, Télécoms. Blueprism est une société anglaise créée en 2001 est le pionnier de logiciel RPA (Robotic Process Automation).

Interview de Stéphane Lebrument, Directeur métier Adjoint chez LCL

« Si la robotisation des tâches fait couler beaucoup d’encre en matière de destruction d’emploi, Stéphane Lebrument voit les choses autrement : « les opérations confiées au RPA sont des activités mécaniques, répétitives, sans valeur ajoutée. Ce sont celles  que l’on confie souvent aux auxiliaires de vacances, des collaborateurs qui n’ont pas, a priori, de connaissances bancaires et qui traitent des volumes d’opérations en suivant des règles sur lesquelles ils ont été formés. Chaque fois que vous embauchez des stagiaires pour traiter des opérations pendant les vacances, ce sont très probablement des activités éligibles au RPA », confie-t-il.

De l’expérience de LCL, il ressort que le RPA augmente la qualité des processus en éliminant l’erreur humaine, augmente le niveau d’auditabilité et la conformité de ces processus ».

Selon des chiffres collectés par Stéphane Lebrument, 10% de la charge de travail globale de LCL pourraient être confiés à des robots. Le directeur métier adjoint ajoute : « nous pouvons automatiser une activité éligible au RPA à 45%. Cela se déploie en 2 à 4 mois, pour un ROI inférieur à 1 an. Ce sont les données collectées après avoir déployé 30 robots sur 17 activités, ce qui a représenté un gain en temps de travail de 35 ETP (Equivalent temps plein) ».

L’automatisation des processus robotiques aidera sans doute les humains à devenir plus humains au travail.

«La relation entre la technologie et les gens doit changer à l’avenir pour le meilleur, et je pense que RPA est l’un des meilleurs outils pour permettre ce changement».
Citation du Livre blanc McKinsey : Le prochain acronyme que vous devez connaître: RPA (automatisation du processus robotique).

Sources : 
https://www.lemagit.fr/
https://www.zonebourse.com
https://www.lebigdata.fr
https://www.linformaticien.com